L'encyclopédie écrite par Radamés Giro après plusieurs dizaines d'années de travail est enfin éditée. Elle vient d'être présentée à la Feria del Libro de La Havane.
L'ouvrage se présente en 4 volumes soit au total environ 1200 pages et plus de deux mille entrées.
Les points forts du travail sont l'étendue couverte par la recherche de Radamés Giro qui va au delà de ce qu'avait fait son compatriote Helio Orovio, embrassant plus largement que la musique populaire et incluant les musiciens dit classiques, les musicologues également et s'intéréssant aux musiciens étrangers qui ont pu avoir un rapport avec Cuba par exemple en venant y jouer.
Parmi les entrées intéressantes figurent de nombreuses pages sur les genres comme par exemple "Le rock à Cuba" , les festivals "Le festival de guitare" mais aussi des entrées sur les grands théâtres de l'île; là où se sont produits de grands événements musicaux. Les instruments typiques de la musique cubaine sont également abondamment détaillés.
Pour la plupart des entrées et notamment celles concernant les musiciens ou les formations musicales figure une bibliographie. Lorsqu'il s'agit d'auteurs, cette bibliographie est divisée en bibliographie active et passive.
Enfin Radamés Giro n'a pas hésité à réintégrer à l'Histoire les noms de musiciens passés sous silence pour cause d'installation à l'étranger. Retrouvent leur place des acteurs de la musique comme Walfredo de lo Reyes, Diego Iborra, ...
Il reste que l'on peut se poser quelques questions. De nombreux noms sont absents. Mineurs? Radamés Giro a pris le parti de ne pas inclure ou de rester succint avec des musiciens ou chanteurs que d'autres considèrent comme incontournables. Il est surprenant de ne pas trouver trace vieux cantantes santiagueros, de la FAMILIA VALERA MIRANDA. Certains musiciens sont traités rapidment bien que leur imprtance soit affirmée comme Luis ESCALANTE...
L'un des mérites de cet ouvrage est qu'il peut servir de base de travail pour d'autres projets qui pourraient être plus complets, plus ambitieux avec davantage de photographies et des discographies systématiques pour les musiciens.
El Tren Latino. Avril 2008 |