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Introducción . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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C A N C I O N E RO 1 R U M B E RO |
![]() Roberto NÁPOLES. |
A Santiago où les musiciens
ne s'arrêtent de jouer que sur leur lit de mort, Roberto NÁPOLES,
fondateur du Sexteto "La TROPICAL",
de la "ESTUDIANTINA INVASORA" chanteur et contrebassiste
de la "CHEPIN-CHOVÉN" est toujours à
quatre-vingt-douze ans le contrebassiste de la "ESTUDIANTINA
INVASORA" et participe à toutes les tournées
internationales. Il n'a jamais cessé de jouer. Le "CUARTETO PATRIA" crée dans les années quarante à Santiago de Cuba a longtemps compté sur son fondateur Pancho O'COBAS "El Guayabero" qui continu de se produire sur les scènes à plus de quatre-vingt-dix ans. |
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Le trovador Daniel CASTILLO nonagénaire lui-aussi,
compagnon de Ciro RODRÍGUEZ, était toujours en l'an
2000 à la tête de son "Quinteto ORIENTE"
un des animateurs des fins d'après-midi au bar de l'Hôtel
Casa Granda.
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| En province un groupe comme
"Los FAKIRES" de Santa Clara joue sans discontinuer
depuis plusieurs décennies et anime les célèbres Viernes
de la Buena Suerte ainsi que les soirées du Centro Cultural de la
ville. Fondé en 1926 à Cienfuegos le Septeto "Los NARANJOS" s'est maintenu en activité, se présentant longtemps avec ses fondateurs et jouant encore aujourd'hui avec des musiciens des premières décennies. |
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Ce qui est en réalité nouveau et qui caractérise
ce phénomène du "Papy Boom" est
la surexploitation commerciale, systématique, des musiciens vétérans,
la création de projets ponctuels, souvent artificiels, autour d'eux
et la volonté de privilégier ces "nouveautés"
aux enregistrements d'époque.
On a remis ainsi sur scène le "CONJUNTO CASINO", le "SEPTETO HABANERO" ou exploité l'âge de "Los JUBILADOS" L'organisation du groupe "Los ORIGINALES" au début de l'année 2001 correspond à ce phénomène. Autour de "Cachao" LÓPEZ, quatre-vingt trois ans, une firme de disques de Miami a rassemblé Pucho ESCALANTE, quatre-vingt deux ans, "Chocolate" ARMENTEROS, et "Patato" VALDÉS soixante-quinze ans, Juanito MÁRQUEZ ainsi que quatorze autres vétérans de la musique cubaine pour un enregistrement et un concert de présentation. Ces pratiques n'enlèvent évidemment rien à
la valeur des artistes, ni aux produits réalisés mais elles
ont deux conséquences : Elles font croire que ces musiciens étaient
oubliés, délaissés, que leur musique est d'un autre
temps et qu'il s'agit d'une véritable re-découverte, ce
qui en général n'est pas exact. |