SANTIAGO de CUBA:
La Casa de la Trova.
| Depuis la fin du XIX° siècle les cantantes de Santiago de Cuba, devenus les trovadores dans les années trente, ont l'habitude de se rassembler sur la Plaza Marte ou autour du Parque Cespedes.
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![]() | En 1967, le délégué à la culture, Calixto CARDONA, fils du cantante Manuel CARDONA -partie prenante de l'historique controverse entre CORONA et Sindo GARAY- |
| La
clé est confiée à une tierce personne qui s'accapare du local,
y entrepose des sacs de riz et divers objets personnels. Les trovadores
ont toutes les peines du monde à accéder au lieu. Ángel
ALMENARES et Ramón MÁRQUEZ se plaignent à Calixto
qui aussitôt récupère la clé et la remet aux deux musiciens
en leur disant que désormais ce lieu, même s'il est minuscule, est
le leur, qu'ils en sont responsables et en ont le libre accès. | ![]() |
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La CASA de la TROVA devient alors le véritable lieu de vie des musiciens santiagueros. Les trovadores y font connaître leurs compositions, leurs capacités à interpréter celles-ci ou les oeuvres de leurs pairs. Ces rassemblements permettent également la sauvegarde des traditions. Ce qui s'envolait auparavant aux coins des places de la ville se fixe et constitue un patrimoine que chacun préserve. La CASA de la TROVA se donne d'une formation, le "QUINTETO de la TROVA" dont le premier directeur en 1976 fut le joueur de cuatro Rigoberto "Maduro" HECHEVARRÍA. |
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1972, Casa de la Trova, Las Hermanas Ferrín accompagnées de Eugenio Portuondo.
Photographie Collection C. Cardona.
| L'arrivée du tourisme a déplacé La CASA de la TROVA de l'autre côté du porche d'accès, plus spacieux mais mons typique. Les trovadores ont ouvert leur espace aux soneros et le lieu est un lieu de bouillonement musical. Il fonctionne quotidiennement, matins et soirs, et tous les musiciens santiagueros s'y produisent régulièrement. A l'étage, le Salón de los Grandes reçoit la nuit les plus importantes formations de la Trova Santiaguera.
Sur
le modèle proposé par Santiago s'est créée dans la plupart
des villes de l'île une CASA de la TROVA où, sans faire abstraction
de l'évolution musicale, la tradition de la musique populaire cubaine est
préservée. |