Les instruments typiques de la musique
cubaine.
Les TAMBOURS BATÁ
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Les tambours Batá sont en fait un ensemble de trois tambours bi-membranophones de même forme mais de trois tailles différentes : Le plus petit est nommé Okónkolo ; le medium Itótele et le plus grand Iyá. |
Ces tambours à l’aspect biconique sont taillés d’une seule pièce dans un tronc. Toutefois les Yorubas déportés dans d’autres régions, Haïti, Brésil ont donné à leurs tambours Batá, d’autres formes et dimensions.
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| Toutefois ils peuvent être suspendus par une lanière et être joués debout, par exemple lors des cérémonies funèbres. Les deux membranes se répondent et les sons diffèrent non seulement de l’endroit où elles sont frappées mais en fonction de la membrane opposée selon qu'elle est libre ou si au même moment elle est elle-aussi frappée ou si la main repose dessus. Les tambours Batá apparaissent pour la première fois hors de leur rôle sacré en 1936 lorsque l’ethnologue Fernando Ortíz les montre en public entre les mains de Pablo ROCHE, Iyá.; Aguedo MORALES, Itótele et de Jesús PERÉZ, Okónkolo. Pour cette occasion il doit faire fabriquer les instruments avec une taille très légèrement différente des originaux pour ne pas profaner le caractère sacré des tambours. Gilberto VALDÉS les utilise en concert à la même époque. C’est le début de la désacralisation des Batá qui de plus en plus sont utilisés dans la musique populaire, dans les shows des cabarets mais aussi dans la musique savante. |