Les pionniers du Jazz Cubain.
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| Mais, c'est avec les troupes américaines que le Jazz fait son entrée dans l'île antillaise lors de la seconde intervention militaire des Etats Unis à Cuba entre 1906 et 1908. L'armée nord-américaine, comme toutes les armées, a ses propres orchestres militaires qui jouent notamment la musique " dixieland ". Ces musiciens enseignent aux cubains les rythmes américains du début du siècle, notamment à ceux des bandas de l'armée cubaine mais aussi à ceux de la Banda Municipale de La Havane et à l'excellent orchestre de la police. Des ensembles américains jouent également dans l'île. W.C. Handy se produit dans la capitale dès l'année 1900. |
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Cette première
période a une réelle importance car plusieurs instrumentistes cubains
se passionnent pour la nouvelle musique, se rencontrent pour jouer, comme ce groupe
qui se donne rendez-vous chez le pianiste Bienvenido HERNÁNDEZ
DELGADO, surnommé en raison de son enthousiasme pour le Jazz, "El
Americano" .
Débauché par un orchestre américain de passage à La Havane en 1924, Bienvenido finira ses jours deux ans plus tard à Rio de Janeiro. Les patrons
des hôtels où séjournent les touristes américains n'hésitent
pas dès le début des années vingt à faire venir par
ferry ou bateau pour les fins de semaines des orchestres nord-américains
Très souvent, lors
des soirées organisées dans ces hôtels, la première
partie est assurée par un ensemble cubain et fréquemment les Cubains
sont appelés à remplacer au pied levé les absents dans les
orchestres des américains. |
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Rapidement les musiciens havaneros sont intégrés aux orchestres. Les trompettiste René OLIVA, Lázaro HERRERA sont embauchés par Holmes; Alberto REBOLLAR -batteur-, Célido CURBELO -pianiste- jouent dans le quartet de Teddy Henríquez en 1926... Parmi les orchestres de Jazz spécifiquement cubains qui se forment au milieu de la décennie figurent le "CUBAN JAZZ BAND" de Rodrigo PRATS, "Los DIPLOMÁTICOS" de Froilán MAYA et la formation de José Antonio CURBELO, attraction à la fin des années vingt du Tokio, cabaret d'où, en 1927, il est l'acteur de la première émission radiophonique de Jazz en vivo. Avec José Antonio jouent ses frères, Célido (qui déjà à cette époque avait tendance à considérer son piano comme un instrument de percussion) et Heriberto -saxophoniste-. Son octet est complété par la trompette de René OLIVA, le saxophone de Amadito VALDÉS et la batterie de REBOLLAR, une contrebasse et un banjo. REBOLLAR est aussi le vocaliste.
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| Durant la décade, les bandas cubaines affirment leur présence et possèdent en général trois répertoires : La musique traditionnelle cubaine (danzón...), le Jazz emprunté aux orchestres nord-américains et un Jazz sabor cubano résultant de l'intercontextualité des deux premiers répertoires. |
| Par
exemple dans le danzón , où existe une partie centrale qui
reprend une citation d'un opéra, opérette, symphonie, sonate, les
Cubains insèrent à la place un extrait dixieland ou ragtime. Parallèlement, les musiciens commencent tout naturellement à introduire leurs instruments traditionnels, bongó, tumbadoras... et la clave, élément basique de toute la musique populaire et folklorique cubaine. La formation d'un autre cubain, José CURBELO, renforcée par Armando ROMEU Jr et Mario BAUZÁ, clarinette, fait également les beaux jours du Montmartre. Une partie des musiciens cités, ainsi que le flûtiste Alberto SOCARRÁS, appartient, dans la seconde moitié des années vingt au septeto de Hugo GARCÍA SIAM qui, à l'issue de ses prestations, improvise au cabaret El Pirata à Cojimar. BAUZÁ, ROMEU, VALDÉS , ainsi que Germán LEBATARD et Luis LOPÉZ VIANA, deux autres pionniers cubains dans le domaine du saxophone, sont surnommés -vu leur âge- les "chiquillos" et réalisent les premières "jam's" de l'histoire du Jazz à Cuba. |
![]() Machito |
En 1927 Alberto SOCARRÁS est le premier
à quitter Cuba pour tenter sa chance aux Etats Unis. Mario BAUZÁ,
aprés un premier voyage en 1926 au cours duquel il abandonne la clarinette
pour le saxophone, s'installe définitivement à New York en 1930.
Célido CURBELO lui emboîte le pas. Le
Jazz des Cubains va désormais se développer dans deux mondes musicaux
différents: L'un aux Etats Unis où BAUZÁ, MACHITO,
"Chano"
POZO vont travailler en
osmose avec le Jazz des grands créateurs nord-américains . |
© Patrick Dalmace
| La
naissance à New-York du Jazz Afro-cubain. |
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Le Jazz. le
Jazz dans l'île. |
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