Septeto NABORI

C'est en 1993 que se regroupent autour de Alejandro MORCATE (Santiago de Cuba 1970), Abel DELGADO (Santiago de Cuba 1969) et Ramón "Monchí" CARBONELL (Manzanillo 1974) quelques étudiants de l'Institut Supérieur Polytechnique de Santiago de Cuba pour jouer et chanter la musique traditionnelle de l'Oriente cubain..

Alejandro Morcate
Abel Delgado
Ramón Carbonell

Au fil des soirées dans la résidence Universitaire le groupe prend forme et s'impose comme un septeto. Tous les musiciens n'ont pas suivi les cours des conservatoires ou Ecoles spécifiques mais tous ont de réels dons pour la musique. Les qualités du groupe font que l'écho de sa musique brise rapidement les murs de l'Institut. On appelle le septeto pour animer d'autres soirées universitaires et très vite aussi il a accès aux centre musicaux de la ville, Casa de la Trova, Casa del Caribe, Teatro Herredia… . Il faut un nom au groupe et quelqu'un propose "NABORI" du nom d'un ancêtre d'origine taino.
Leur première grande sortie a lieu pour le Festival Pepe Sánchez de cette année 1993 à Santiago.
En 1994 "NABORI" participe au Festival Nacional de la Federación Universitaria à Santa Clara. Le septeto est alors composé de Alejandro, guitare et voix; Abel, contrebasse et chœurs; Ramón, tres et chœurs, Lázaro ZAMORA, bongó et chœurs ; Osvaldo AYALA, congas ; José RODRÍGUEZ, trompette ; Roberto ARGECIDAS, voix.
Le groupe est primé. Dans la foulée le "SEPTETO NABORI" est invité au I° Festival International Matamoros dans leur ville de Santiago et au Festival de Cultura Caribeña.
Le répertoire est composé d'œuvres de MATAMOROS, PIÑEIRO, REPILADO…et de Alejandro MORCATE ou Abel DELGADO - "Mercedes", "No me pares la Rumba", "Obsesión"…-

Les hôtels de Santiago et des environs commencent également à faire appel au groupe pour leurs animations. Ils sont ainsi au Balneario del Sol et au Bucanero en 1994.
En 1995, la plupart des membres du groupe obtiennent leurs diplômes universitaires. Osvaldo s'éloigne de Santiago et le "SEPTETO NABORI" doit modifier sa structure. Manuel COLLAZO entre dans le groupe pour y devenir bongosero tandis que Lázaro prend les congas et Evelio FERRERA occupe la place de chanteur. C'est dans cette configuration que le "SEPTETO NABORI" enregistre à la Sala Dolores.
Chaque année les hommes de Alejandro se présentent aux grands Festivals se déroulant dans l'Oriente cubain : Cultura Caribeña, Pepe Sánchez, Matamoros, F.E.U…. tout en continuant d'animer les hôtels santiagueros : Hotel Santiago en 1995, Versalles et Villa San Juan en 1996. Cette année c'est Lázaro qui quitte la formation et est remplacé par Manuel. Juan Miguel QUEIPO devient le conguero du septeto.


Septeto Nabori 1996

1997. Le "SEPTETO NABORI" est choisi pour représenter la Province de Santiago de Cuba pour la semaine de la Culture à La Havane. Depuis l'Hôtel Los Corales, à l'écart de la ville, où ils sont en permanence à partir de 1997, Alejandro et Abel -qui est véritablement l'arrangeur de la formation- s'affirment incontestablement comme les leaders de la formation et préparent leur sortie internationale. La trompette est désormais tenue par Amilcar ORTIZ.


Ils enregistrent l'année suivante "No me pares la rumba" pour un label des Canaries. Au cours de l'année plusieurs modifications surviennent dans le "SEPTETO NABORI".

Fort du compact enregistré, le membres du septeto, finalement stabilisé, abordent l'Europe en 1999, se présentant à la Java de Paris puis au Printemps Cubain de Bordeaux et à diverses manifestations dans le Sud-Ouest de la France. La composition du groupe est la suivante : Abel, Alejandro, "Monchí", Evelio, Juan Miguel, congas- et Lázaro ZAMORA, bongó.- de retour à Santiago. Le nouveau trompettiste est Sandro GARBEY, issu du "SEPTETO CONTEMPORANEO" qui laissera sa place successivement à Miguel JIMÉNEZ puis à Manuel SÁNCHEZ.

 


1999. Pauillac, France. Le SeptetoNabori se présente avec la danseuse Aniurka Balanzo.

Le succès obtenu les ramènent en Europe l'année suivante, Italie d'abord avec une série de présentation dans le cadre du Festival Cubarriba de Pescara. Prévoyant un départ proche de Evelio FERRERA, marié à une canadienne, le septeto se présente avec un chanteur supplémentaire: Pedro "Tony" RODÓN.
Cette année le "SEPTETO NABORI" enregistre "Saborea ven" avec des titres comme "Venga al carnaval", "Falsaría".
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Le Septeto Nabori au Rincón del Filín . Santiago de Cuba, 2000.
Au premier rang Morcate, Rondón, Ferrera,"Monchí".
Second plan: Delgado, contrebasse.
Photographie Montuno C ubano.

Les qualités vocales de RONDÓN permettent également d'apporter des innovations par rapport aux interprétations antérieures.
Après une brève pause au bercail, des prestations dans leur hôtel attiré Los Corales et l'évaluation officielle qui en fait un groupe de dimension international, le "SEPTETO NABORI" retourne en France laissant ZAMORA et recrutant pour le bongó Wilber COS. La tournée est importante et comprend les villes de Bordeaux, Marseille, Lyon, Paris, Pau…

Devenue terre de prédilection pour le septeto, la France les reçoit encore en 2001 notamment pour Toros y Salsa à Dax mais aussi à Paris -où il enregistre son troisième disque, "Perla Fina"-, Bordeaux, Toulouse, Fréjus… Luis REYES remplace Evelio et le groupe continue dans cette configuration à huit.
Après de nouvelles modifications qui voient entrer Iván RODRÍGUEZ puis sortir RONDÓN, le "SEPTETO NABORI" revient à son format initial.
De retour à Santiago de Cuba Alejandro MORCATE, Abel DELGADO et leurs collègues jouent régulièrement la Casa de la Música de la Egrem, à La Casa de la Trova, au Salón de los Grandes, au Patio de Los Dos Abuelos, au Santiago Cafe de l'hôtel Santiago, au Patio de Artex… Pour satisfaire le public de danseurs de ces lieux le groupe de Alejandro introduit quelques innovations permettant à ceux-ci de satisfaire leur passion. Les qualités vocales de Miguel RONDÓN permettent également d'apporter des innovations par rapport aux interprétations antérieures
Le répertoire inclue alors quelques thèmes inspirés de la Timba.
Mais la ligne générale reste fidèle au répertoire traditionnel: REPILADO, PIÑEIRO, MATAMOROS, DELFÍN, CORONA…, aux compositions des membres du groupe, dont le capital musical s'enrichit à mesure que de nouveaux membres entrent. Au répertoire également figu rent des thèmes proposés par de jeunes compositeurs santiagueros.


Le Septeto Nabori à Cuba.
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Le public peut aussi apprécier le "SEPTETO NABORI " lors de divers événements musicaux d'importance, notamment les fêtes de Carnaval 2002 et 2003, le Festival Internacional de Son 2002 avec les plus grands groupes cubains. Hors de la province il se produit à Bayamo, à La Havane où il participe au Festival Ignacio Piñeiro 2004 et se présente dans différents théâtres, Casas de Cultura…
Durant cette période le passage de la formation sur les ondes et à la télévision est fréquent. L'image du le "SEPTETO NABORI se renforce considérablement dans l'île. Il enregistre un disque et de nouveau les compañeros de MORCATE abordent l'Europe pour l'été 2004, débutant par les lieux fétiches. On les entend à Pau pour le Festival de la Caraïbe. Enfin leur travail est reconnu et d'autres pays d'Europe les invitent : la Catalogne, la Suisse, puis le groupe s'installe en Italie où il se montre dans divers festivals et clubs tout en réalisant des prestations en Suisse puis en Hollande où il accompagne la clarinettiste Sandra Mirabal dans un projet où la musique haïtienne côtoie la musique traditionnelle de Cuba.
Faire des incursions vers d'autres musiques caribéennes n'est pas un défi pour le "SEPTETO NABORI". Déjà la Plena, la Bomba, la Cumbia… sont des genres qu'il a déjà explorés. La composition du "SEPTETO NABORI" est alors la suivante : Alejandro, Abel, Ramón, Wilber, Juan Miguel, Iván et Manuel. En Italie où les prestations face à des danseurs sont fréquentes le "SEPTETO NABORI" renoue avec les variations introduites à Santiago.
Le première tournée 2005 a pour destination la Belgique.


 

A l'issue de cette année 2005 le groupe éclate. Une partie des musiciens rentre à Cuba et les autres restent à Rome. Alejandro MORCATE s'attache alors à reconstruire le "SEPTETO NABORI" avec des musiciens cubains résidant à Rome. Autour de lui figurent donc désormais: les anciens du groupe, Iván, Ramón "Monchi" et les nouveaux Raúl CARDOSO, contrebasse; José Alberto ÁVILA, bongó et choeurs; Fidel VALDÉS, trompette; Umberto LARDUET, congas. Le groupe prépare son répertoire pour débuter en 2008.

© Patrick Dalmace

Discographie sélectionnée:

* "No me pares la Rumba", Barcelona 1998, Thomcall Music.
* "Saborea ven", Santiago de Cuba, 2000, Egrem.
* " Perla Fina", Paris 2001, Claire Music.
* " Conmigo no se puede ", Santiago de Cuba 2004, Egrem. Non commercialisé.

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