Grupo N.G. La BANDA

Entre 1986 et 1988 le flûtiste José Luis CORTÉS, "El Tosco" et le saxophoniste Germán VELAZCO rassemblent dans un groupe informel plusieurs jeunes musiciens dont l'objectif est clairement affiché. La plupart ont joué cette Timba féroz que développaient au début de la décennie, en dehors de tout cadre officiel, les étudiants des écoles de musique. Il veulent donner un son nouveau, moderne, agressif à la musique cubaine. Ce groupe enregistre trois disques dont le premier porte un titre annonciateur : "Abriendo el ciclo" et dont le contenu indique parfaitement la direction choisie.

José Luis Cortés fondateur de N.G. La Banda.

Le groupe tente parfois sa chance au Café Cantante Bertold Brecht, au Círculo Social Julio Antonio Mella ou encore au bar de la Marina Hemingway …

En avril 1988 sur l'initiative de CORTÉS et VELAZCO, qui quittent le groupe "IRAKERE", naît "La BANDA NUEVA GENERACION". La formation rassemble d'excellents musiciens, avec une expérience de jazzmen tels que les trompettistes José Miguel "El Greco"CREGO, qui va devenir le manager et l'organisateur des futures tournées de la formation; Elpidio CHAPOTTÍN, les saxophonistes Juan MUNGUÍA, Carlos AVEROFF; le chanteur Tony CALÁ provenant de la "RITMO ORIENTAL"….
"N.G. La BANDA" retrouve également les chemins empruntés par les plus précoces des pionniers de la Salsa new-yorkaise. Comme Hector Lavoe ou Willie Colón.
CORTÉS
cherche son inspiration dans le quotidien des cubains et utilise pour ses paroles le langage de la rue, le langage populaire.

 

a fiorlmation.
La "Banda" se présente pour son premier concert au Teatro Bertold Brecht de la capitale.
Le public n'est pas véritablement prêt pour ces innovations et les premiers enregistrements du groupe, "Santa Clara fusión", "No te compliques" dans lequel le chanteur de rock VICTOR pousse des cris auxquels les oreilles cubaines ne sont pas habituées, trouve peu d'écho.

Sur le terrain, la prestation lors des Fêtes de Carnaval 89 est un demi-échec. Le public de danseurs reste sur sa faim.
José Luis "El Tosco" CORTÉS et ses camarades accomplissent alors un gros travail de clarification, notamment pour que leur musique soit accessible aux danseurs et se présentent dans le haut lieu de la danse, La Tropical.
Cette fois le public répond, la flûte de CORTÉS et les saxophones des virtuoses de "IRAKERE " se déchaînent comme au temps de la "Timba féroz " au point d'être baptisés Los metales del terror. Miguel NUÑEZ est aux claviers et "N.G. La BANDA " se forge une personnalité et offre alors un son caractéristique.
Le disque "No se puede tapar el sol " avec son principal succès, "Los sitios enteros " enregistré en 1988 permet de mesurer le travail effectué ainsi que l'inspiration africaine qui a guidé CORTÉS.
La présence du jeune chanteur Issac DELGADO est particulièrement remarquée et décisive.
Il faut attendre deux années pour réécouter un enregistrement de " N.G. La BANDA " avec la voix de Malena BURKE.

Le répertoire est alors principalement axé sur des compositions historiques et notamment le " Bruca manigua " de Arsenio, " Me voy pa'l pueblo " de Merceditas VALDÉS

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N.G. La BANDA. Photographie: Max Orlando. Revista..Tropicana.

La composition de la formation évolue. Giraldo PILOTO devient le batteur du groupe. Il fournit également arrangements et compositions. Rodolfo ARGUDÍN entre au piano et Miguel de ARMAS remplace Miguel NUÑEZ. " N.G. La BANDA " revient, avec cette nouvelle équipe, à plus d'agressivité.
Après "La Calle" enregistré en 1991, synthèse des différents moments de l'orchestre, Issac DELGADO quitte "N.G. La BANDA" pour voler de ses propres ailes et est remplacé par Mariano PÉREZ MENA.
Avec MENA, CALÁ et "El Tosco" la formation possède un trio vocal performant.


Si l'enregistrement de Curaçao, réalisé au cours d'une tournée en 1993 dans les Antilles n'est pas porteur de ce renouveau rythmique, le disque "Cabaret Estelar", enregistré à Tokyo, offre un éventail de compositions de José Luis, sur différents rythmes, avec des arrangements percutants et des thèmes qui comptent parmi les plus intéressants du groupe comme "Murakami's mambo ", "Santa Palabra", "Conga negro cansa'o"…De nouveaux changements surviennent dans le groupe. Jorge "El Gafas" RODRÍGUEZ s'incorpore à la ligne des voix avant de laisser la place à Coco FREEMAN. Puis MENA est remplacé par Joaquín "El Kid" DÍAZ.

"N.G. La BANDA" participe en 1997 au Salón Rosado de La Tropical à la performance El Son Más Largo del Mundo avec le privilège d'y intervenir deux fois durant un total de trois heures.
Un nouvel enregistrement voit le jour en 1998, "Veneno" et l'année suivante la formation se produit à l'étranger, en Belgique.... "El Greco" met fin à cette date à sa participation au groupe.

Yeni VALDÉS.
Photographie: Claudio Ma.
Salsa Social Club


Avec une voix féminine, celle de Yeni VALDÉS, arrivée en 1997, entourée de l'indispensable Tony CALÁ et de Coco FREEMAN, José Luis CORTÉS et" N.G. La BANDA" sont invités au Jazz Plaza 2000 où le public cubain et international les ovationne une nouvelle fois.


En Europe, l
e groupe se présente notamment au Festival Nuits du Sud.


Au cours de l'année 2000 plusieurs voix viennent s'intégrer ponctuellement à la formation, Pedro CALVO, Tirso DUARTE ... Le groupe enregistre "Baila conmigo" et se présente à la Casa de Las Américas, au Concert du Millénaire à La Tropical, en Suisse....

Au début de l'année 2001 "N.G. La BANDA" aligne jusqu'à sept voix. Yeni VALDÉS part rejoindre les "VAN VAN" et est remplacée par Mónica MESA. Poursuivant la politique des invitations, CORTÉS appelle en avril 2001 le polémique Manolín, El Médico de la Salsa pour le concert célébrant leur XIII° anniversaire au Salón Rosado de La Tropical. L'Uruguay accueille le groupe mais aussi l'Italie, la Norvège...


D'autres mouvements interviennent au sein de La Banda, ainsi Pablo CORTÉS prend la place de bongosero, et Juan "Wickly" NOGUERAS celle conguero. Son rôle au cours de son passage dans le groupe a été déterminant dans le son de celui-ci. Humberto SOSA et Raúl "El Yulo" CÁRDENAS prennent sa succession. Depuis l'origine le contrebassiste reste Feliciano ARANGO tandis que successivement les claviers ont été tenus par Rodolfo ARGUDÍN, Miguelito ARMAS et Emilio MORALES.

De la terrifique section de cuivres de l'origine dont les membres provenaient tous de "IRAKERE", seul "El Greco" se maintient donc jusqu'à la fin des années quatre-vingt-dix. Leurs successeurs ont été Elpidio CHAPPOTTÍN, Alberto LARAS, Ernesto VARONA, trompettes, Rolando PÉREZ, Rafael JENS, José Luis NUÑEZ, et José HERNÁNDEZ, saxophones.


N.G. La Banda. Club Delirio Habanero. Photographie Andrés Vargas - Janvier 2004

Pour l'été 2002 la formation est en Italie puis en fin d'année à Paris à La Coupole et à Madrid. Au milieu de 2003, c'est décimée que "N.G. La BANDA" aborde sa tournée européenne. Le groupe se présente en Italie et en France. Il a réduit sa section de cuivre à deux instruments, une trompette, Orlando VASQUEZ et un saxophone, HERNÁNDEZ. C'est ainsi qu'elle se présente au New Morning de Paris, utilisant des séquences pré-enregistrées pour remplacer les instruments manquants. Edgar HAEDO est au piano, José PÉREZ à la batterie et aux timbales et Pablo CORTÉS aux congas. José Luis CORTÉS déplace toutefois une belle ligne vocale: Antonio CALA, Regla RODRÍGUEZ, Dianelys ALFONSO et Mónica MESA.
"N.G. La BANDA" est également invitée au Antilliaanse Feesten. "N.G. La BANDA" ne délaisse nullement son public cubain et en 2004 la formation se présente au club Delirio Habanero

Le retour en Europe passe de nouveau par la France, les Festivals de Hossegor, Douarnenez..., la Belgique -Pole Pole 2004- ... Le style du groupe évolue et cette évolution culmine dans le disque enregistré en 2005 dans lequel on note de larges concessions à divers rythmes latins, au reggaeton... Si le public cubain retrouve son groupe à La Tropical et chaque semaine à la Casa de la Música de Miramar, les italiens le reçoivent à Milan. "N.G. La BANDA" est désormais composé de José Luis CORTÉS directeur et flûte, Elpidio CHAPOTTÍN et Yuri RODRÍGUEZ, trompettes; José Luis HERNÁNDEZ et Ernesto VARONA, saxophones; J.A. PÉREZ, batterie et Pablo CORTÉS, congas; Dallana FAGÉS, basse; Ernesto PUENTE, piano et José Lázaro VALDÉS, synthétiseur. La frontline vocale est très riche: Monica MESA, Regla RODRÍGUEZ, Danyelis ALFONSO, Francisco Antonio CALA. Le groupe visite l'Italie et la France en 2006 avant de conclure l'année au Festival Jazz Plaza de La Havane.

N.G. La Banda. Italie 2005.
Photographie www.islamusical.it
Comme chaque année "N.G. L a BANDA" invite en 2007, à l'occasion de son anniversaire, de nombreux groupes à La Tropical pour un concert marathon. Les sonorités du groupe ont réellement changé au fil des années et "El Tosco" introduit des éléments plus funky et aussi des formes puisées chez les raperos. Parmi les étapes de la tournée européenne de l'année, celles de Zurich, de Paris au Back Up; de Barcelone à l'Apolo sont à mentionner. A Cuba le groupe se présente avec un grand succès au club Delirio Habanero. L'année se termine à Mexico. Parmi les nouvelles têtes que découvre le public mexicain figurent Daudy CUERVO, bongó; Alan GONZÁLEZ, timbales et drum; et les voix de Danae MENÉNDEZ, Yieidis OLAZÁBAL, Miladis CÉSAR et Barbara CORTÉS. Mónica MESA est partie tenter sa chance en soliste puis à la tête de son propre groupe.

En 2008 la formation se produit dans le cadre du Jazz Plaza et se présente régulièrement à la Casa de la Música de Miramar et réalise une tournée en France -Fêtes de Barcelonnette- , Espagne, Italie, Belgique et anime dans l'île le Baila en Cuba 2008. L'année suivante "N.G. La BANDA" ajute à ses prestations cubaines une nouvelle tournée européenne, France -Orléans, Lyon, Chambéry...- Italie -Rome et Milan- et donne un concert au Rincón Cubano de Mexico.
Le 1° janvier 2010 le groupe participe aux bailables du début d'année sur la scène de la
Tribuna Antiimperilista José Martí à La Havane.

 

N.G. La Banda, Barcelonnette 2008.

i© Patrick Dalmace

Discographie sélectionnée:

* " No se puede tapar el sol ", L.H., 1988, Egrem.
* " Cabaret Estelar ", Tokyo, 1993, Caribe Production 9463.
* " La Bruja ", L.H.,1995, Caribe Production 9436.
* " Nuestro Hombre en La Habana ", L.H., 1995, Caribe Production 9471.
* " Veneno ", L.H. 1998, Caribe Production 9497.
* " Baila conmigo/Se calienta La Habana", L.H. 2000, Egrem 501.

 
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