ALONSO, Pacho (Santiago de Cuba 1928-La Havane 1982)
![]() | Longinos ALONSO, le père de Pacho est photographe et sa mère, portoricaine, joue du piano et
chante. Fréquemment cantantes et musiciens se réunissent dans la
maison des ALONSO. La famille fréqueznte aussi le club Luz de Oriente. Tous les enfants de la famille aiment la musique et
l'un d'eux Luis chante en duo avec un autre santiaguero,
Luis CARBONNEL, sur les ondes de la CMKC. Lorsque Luis quitte l'Oriente pour la capitale, il propose à Pacho de faire équipe avec CARBONNEL. |
En
1945, CARBONNEL quitte à son tour Santiago, la CMKC offre alors à
Pacho ALONSO une place dans un programme musical, la "Revista Popular
del Aire", dans lequel l'orchestre de Pancho PORTUONDO l'accompagne. L'année suivante lors d'un voyage à La Havane il trouve le moyen de se faire présenter par "Bebo" VALDÉS et José Antonio MÉNDEZ au "Show de shows" de la Mil Diez. Pacho tout en consacrant du temps à la musique suit des études et fréquente plusieurs futurs révolutionnaires à l'Ecole Normale. Toujours à l'affût d'un programme radiophonique il chante accompagné de la "CHEPÍN CHOVÉN" et rencontre en 1951 Mariano MERCERÓN de retour du Mexique. Ce dernier engage Pacho pour son nouveau Tipo jazz band avec à ses côtés Fernando ÁLVAREZ et Benny MORÉ. |
Après
trois ans de collaboration avec Mariano, Pacho ALONSO forme son
propre orchestre "Los MODERNISTAS". Cet ensemble comprend les trompettistes Luisa COTILLA, Loreto VISTELL, Pastor PICHÓN et ponctuellement Inaudis PAISÁN ; "Chino" PICHÓN, pailas; "Calma", tumbadora; Modesto BALBUENA, contrebasse; Chovencito, piano; Ibrahim FERRER et Jeronimo IBARRA , pour les choeurs. La formation anime les bals et les soirées des clubs santiagueros, notamment
le Copa Club et le Club de San Pedro del Mar. |
![]() Luisa, Pacho et Bernardo "Chovencito" Chovén. |
Très proche du compositeur santiaguero Enrique BONNE, c'est avec les compositions de ce dernier et notamment le "Chachacha de la Reina" que Pacho va, en 1954, réaliser ses premiers enregistrements pour la RCA accompagné par la formation de MERCERÓN. |
| Pacho en profite pour chanter sur la chaîne de télévision et enregistrer "Dame un chance", "Enferma del alma" pour un
label -Momo- crée par ses propres amis. Il noue des liens avec les associations
de soutien aux barbudos. Toutefois, les difficultés le ramènent
à Santiago où son ami BONNE a entrepris de diffuser le disque.
Il choisit pourtant de retourner dans la capitale pour y triompher. Il restructure alors sa formation qu'il baptise "Los BOCUCOS". Avec cet ensemble, il enregistre des thèmes des auteurs du Filín et de BONNE, "Y no crees en mi amor", "El bravo chichi", "Como te siento yo" . C'est en 1958 qu'il perce enfin sur le plan discographique avec ses interprétations de "Imagenes" et "Yo no quiero piedras en mi camino" de BONNE. Les portes de la capitale s'ouvrent alors et Pacho est invité sur Radio Progreso, CMQ et à la télévision. |
Pacho Alonso a toujours été un des animateurs des fêtes de Carnaval. |
A la fin de l'année 1959 il est au programme du cabaret Sherezada. Il y reste plusieurs mois. En marge de ses enregistrements avec son groupe "Pacho" se fait accompagner par d'autres formations comme celle de "Bebo" VALDÉS avec qui laisse "Lo mismo da", "Dame un chance", "Yo no quiero piedra en mi camino" et "Se tambalea", deux compositions de BONNE., avec également le conjunto de Luis SANTÍ...
Avec
BURKE, DOMÍNGUEZ, MÉNDEZ, il s'installe dans l'émission
La Hora del Sentimiento sur Union de Radio. Il est élu révélation
de l'année 60.
Les clubs de la capitale constituent son environnement : au Sherezada -haut lieu du Filín- il est au même programe que Celeste MENDOZA, qu'il retrouve l'année suivante au Sierra. Tous les dimanches de décembre 1962 Pacho chante au Salón Rojo du Capri. En mars 1963 avec ses "BOCUCOS" il anime les fêtes du carnaval sur la Avenida del Puerto à La Havane. |
Enrique Bonne. | Enfin
la Révolution lui permet de chanter en Europe, d'abord à Paris pour
la fête de l'Humanité, avec un enregistrement à la clé,
puis en Europe de l'Est. A Moscou il chante dans la célèbre salle
Tchaïkovsky. Santiaguero. Pacho s'avère également être un excellent sonero et domine les rythmes dont le Son est à l'origine. De manière permanente Pacho ALONSO oscille du feeling, du bolero aux thèmes dansants en s'imposant dans les deux genres. Au milieu des années soixante, la création par Enrique BONNE d'un de ces rythmes nouveaux, le Pilón, permet à Pacho ALONSO d'endiguer le flot des danses étrangères qui commencent à supplanter les danses traditionnelles dans les salles cubaines. "Baila José Ramón", "Rico pilón" sont les premiers succès de BONNE et ALONSO dans ce genre. Le Tropicana l'accueille en 1965 avec ses "BOCUCOS". |
| A
peine disparue la mode du Pilón, Pacho, lance en 1968, ses "PACHUCOS".
L'orchestre est structuré différemment et offre des sonorités
nouvelles par rapport aux "BOCUCOS". "PACHO
y sus PACHUCOS" enregistrent plusieurs thèmes dont le "Divertido
simalé" écrit par Pacho lui-même. Les voyages en Espagne en 1969 et 1970 et en France en 1969 accroissent sa popularité internationale tout comme ses prestations en Amérique Centrale et dans la Caraïbe. A ce moment l'orchestre est constitué de seize musiciens et utilise la guitare électrique et une batterie. Au début de 1973 pour succéder au Pilón, ALONSO propose un nouveau rythme le Upa-upa. Pacho écrit alors plusieurs compositions que les "PACHUCOS" enregistrent, "El upa-tpa tiene mendó", "Panamá siempre" Enrique BONNE complète les albums : "Qué cosa es mendó", "Dame upa-upa" La seconde moitié des années soixante-dix voit Pacho ALONSO dans de nombreuses régions du monde y compris l'Europe occidentale, l'Espagne principalement. A Cuba son public peut l'écouter dans le show Ritmo a lo Pacho Alonso dans les salons de l'Hotel Riviera. |

| A
partir de 1977 son fils, Longino Pachito ALONSO, prend la direction musicale
de l'orchestre et les "PACHUCOS" participent à
la rencontre entre musiciens cubains et américains au théâtre
Karl Marx. Le groupe est également une des vedettes de Carifesta'79,
année où paraît un nouveau L.P.. Les enregistrements se succèdent jusqu'en 1982, : "Pacho Alonso. En Guayabero me quieren dar" , "Pacho Alonso" Cette année-là Pacho ALONSO disparaît prématurément à la suite d'un accident cérébral. |
© Patrick Dalmace
| Discographie sélectionnée: * "A Bailar Con Pacho Alonso",
L.H., 1961, Discuba 560.
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