ÁLVAREZ, René, (Los Baños 1918- La Havane 1997)
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René commence à chanter dès la fin des années
vingt dans de petits ensembles de la capitale et rejoint en 1932 la charanga
"ORQUESTA GODÍNEZ" puis la "GLORIA de
CUBA" et le déclinant "SEPTETO
BOLOÑA". |
| René crée en 1945 son conjunto
"Los COMANDOS de RENÉ". La stabilité à
ce moment n'est pas le propre de René qui délaisse son groupe
pour aller chanter à Panamá sans oublier auparavant de faire escale,
au milieu de l'année 1946, chez "Arsenio
RODRÍGUEZ y su CONJUNTO", le temps d'enregistrer quatre
sones prenant sur ces thèmes la place de René SCULL. C'est sur la côte Caraïbe, à Colón, que René chante dans un big band dirigé par le saxophoniste Armando Boza. A son retour à Cuba en 1948, il retrouve ses "COMANDOS" qu'il rebaptise "Los ASTROS". Le groupe se situe dans la lignée des conjuntos machos, ceux qui suivent la voie de RODRÍGUEZ. |
| Sa nouvelle formation comprend plusieurs trompettes,
Juanito ROGER, Ernesto PUENTE, Pepín VALLIANT, Armando ALBERTINI
; le tresero "Pao" DORVIGNY et Sabino
PEÑALVER à la contrebasse. Au piano se succèdent en peu
de temps PALOMARES, Andrés DÍAZ, Rubén
GONZÁLEZ, CONTRERAS, Carlitos MORÉ. Pour les percussions
ÁLVAREZ compte sur l'un des meilleurs congueros du moment,
Félix "Chocolate" ALFONSO tandis
qu'à la guitare et comme seconde voix c'est "Chicho"
FRESNEDA qui est recruté. | ![]() |
| De nouveau René ÁLVAREZ se joint à
Arsenio en 1950 puis à CHAPPOTÍN lorsque celui-ci
prend la direction du conjunto de RODRÍGUEZ en 1952. La collaboration
est courte. La même année ÁLVAREZ lance sa charanga,
la "ORQUESTA ROMANCE MUSICAL" qui se stabilise et reste
presque une décennie au Cabaret Nacional. Il enregistre vraisemblablement "Carmelina", "Los cuatro pesos" avec cette charanga ainsi que quelques autres titres avec un conjunto "Los ASTROS del SON". En 1961 René ÁLVAREZ quitte son groupe pour s'unir à celui dirigé par Aniceto DÍAZ qui occupe le cabaret La Sierra. Ces passages d'orchestres en orchestres, René ÁLVAREZ les poursuit jusqu'au début des années quatre-vingt. Sa retraite n'est que formelle car René continue de s'entourer de musiciens et de chanter. Il enregistre même de nouveau en 1987 le célèbre "Guaguancó en el solar", "Lindo Yambú", "Blen, blen blen" . et compte pour l'occasion sur la trompette de son viel ami José INTERIÁN. René ÁLVAREZ s'éteint dix ans plus tard. |
© Patrick Dalmace
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