Arsenio RODRÍGUEZ y su Conjunto
| Entre 1940 et 1942, réorganisant le " SEXTETO BELLAMAR", avec lequel il joue et qu'il dirige depuis que Estebán REGUEIRA, chanteur, lui a laissé les commandes, le tresero Arsenio
RODRÍGUEZ transforme le groupe en un conjunto
avec lequel il va révolutionner la musique populaire cubaine. Arsenio incorpore une seconde trompette et une tumbadora. Avec ce nouveau son, les montunos prennent une saveur spéciale et conquièrent le public, principalement les noirs qui se révèlent être particulièrement réceptifs à une musique collant aux racines africaines si bien entretenue dans la famille de Arsenio . Le public blanc est plus en difficulté lorsqu'il s'agit de danser. Les premiers partenaires de RODRÍGUEZ sont "Kike" son frère, tumbadora, l'instrument de la révolution sonera; Antolín"Papa Kila" SUÁREZ, bongó , "Panacea" piano, rapidement remplacé par Lino FRIAS; Marcelino GUERRA, guitare et voix; Pedro Luis SARRACEN et Miguelito CUNI, voix; Luis REGATILLO, le vétéran de la contrebasse, et "Chico" et Rubén CALZADO, trompettes. |
| Immédiatement le conjunto enregistre ses deux premiers
titres, "El pirulero no vuelve más" et "Yo ta'namora",
deux compositions de Arsenio. Au cours des premières années, la formation évolue Nilo ALFONSO entre à la contrebasse, "Adolfito", au piano ; Benitín BUSTILLO qui prend la trompette de "Chico" . Les enregistrements se succèdent avec cette formation, "Corazón de hielo", "Todos seguiremos la conga", "No hace na'la mujer" |
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| Dès le début de la décennie, "Las ESTRELLAS de Arsenio RODRÍGUEZ", non sans souci car la conga est en principe bannie des lieux mondains de la capitale, dispute les succès à "ARCAÑO y sus MARAVILLAS" et à l'orchestre "MELODÍAS del 40" notamment dans les Jardins de La Tropical ou au Club Cultural. |
| Plusieurs musiciens vont passer dans la formation
et se succèdent les pianistes Lino FRIAS, en 1946 Rubén
GONZÁLEZ qui, attiré par les voyages, recommande et laisse
la place à Lilí MARTÍNEZ la même année.
Une troisième trompette complète bientôt l'ensemble. Oscar "Florecita" VELAZCO sera l'une d'entre-elles. Lorsque CUNÍ quitte le conjunto de RODRÍGUEZ, c'est René SCULL, le cousin de Arsenio qui le remplace. La sur de Arsenio, Estrella assure les churs, tandis que GUERRA se voit toujours confier la seconde voix. |
Miguelito Cuní ..
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| Au
milieu de la décennie, alors que ARCAÑO tente à son
tour d'introduire la conga dans sa charanga, RODRÍGUEZ
fait encore évoluer les sonorités de ses sones montunos,
développant une dernière partie qu'il appelle diablo
correspondant à la partie mambo que l'orchestre de ARCAÑO
a introduit dans le danzón de nuevo ritmo. En 1947 Arsenio, convaincu par ses amis Miguelito VALDÉS
et Mario BAUZÁ se rend à New York pour consulter un ophtalmologiste.
Il pense pouvoir retrouver la vue mais le médecin est catégorique.
Le nerf optique est totalement détruit. C'est toujours René SCULL qui assure la première voix, soutenu par RAMÍREZ. Au début de 1948 enregistre, avec d'autres compositions, son bolero new-yorkais, "La Vida es sueño". |
| Arsenio
Rodríguez | ||
Carmelo Álvarez Alfredo "Chocolate" Armenteros René Scull
|
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Antolín "Papa Kila" Suarez
|
| Félix
Alfonso, Lázaro Prieto, Lilí Martínez |
Jusqu'à la fin de la décade le "CONJUNTO Arsenio
RODRÍGUEZ " reste la seule formation capable de disputer les
faveurs du public à celle de ARCAÑO.
De 1948 à
1951 les enregistrements se multiplient. Il s'agit pratiquement toujours de compositions
de Arsenio lui-même, "Dundundanza", "Ta
benito'e", "Kila, Quique y Chocolate"
ou du cousin
Jacinto SCULL, "En su partir" et de Lilí
MARTÍNEZ, "No me llores más", "Pueblo
Nuevo se pasó"
ÁLVAREZ est de nouveau l'un
des chanteurs du conjunto.
Au début des années cinquante,
Arsenio confie la direction du conjunto à Félix
CHAPPOTÍN et en 1952, avec René SCULL, il se décide
à quitter l'île pour le Barrio new-yorkais. Là, il
reforme un conjunto.
A New York Arsenio et son conjunto
ne sont plus qu'un orchestre parmi les autres. MACHITO, Tito Puente,
Tito Rodríguez, "La Playa Sextet"...
sont les formations latines qui dominent la scène musicale.
Toutefois
dès 1953 Arsenio RODRIGUEZ enregistre ses compositions, "Esclavo
triste", "Como se goza en el barrio", "Mulence"
et se produit dans divers lieux.
Il doit bientôt céder aussi
à la commercialisation qu'imposent le marché américain et
les labels discographiques. Pour la RCA il grave "Quizás, quizás,
quizás", "La Cucaracha"
à la fin
des années cinquante.
La formation de Arsenio à New York. Photographie Collection
J.Jaramillo.
Jusqu'en 1968 RODRÍGUEZ enregistre,
passant d'un label à l'autre, produisant fréquemment, au milieu
de thèmes plus commerciaux -"Son Pachanga"-, des pièces
d'une excellente facture et magnifiquement interprétées comme "Yo
nací en África".
Son ultime enregistrement avec son
conjunto new yorkais, "Arsenio Dice", Arsenio RODRÍGUEZ
le réalise en 1968 pour le label Tico.
© Patrick Dalmace
* " Oye como dice... ", L.H.1941-1948,
Cubanacán CuCD 1703.
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